Niger : le budget 2026 grimpe à près de 3 000 milliards FCFA
Le Conseil des ministres du Niger, réuni le vendredi 21 août 2026 sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a adopté un projet d’ordonnance portant première rectification de la loi de finances pour l’année budgétaire 2026. Initialement fixé à 2 922,22 milliards de francs CFA par l’ordonnance n° 2025-44 du 31 décembre 2025, le budget général de l’État s’établit désormais à 2 980,54 milliards FCFA, tant en recettes qu’en dépenses. Cette révision représente une augmentation de 58,32 milliards FCFA, soit une hausse de 2 %.
Cette première modification de la loi de finances répond à plusieurs impératifs clairement identifiés par le gouvernement. Elle intègre d’abord la nouvelle configuration de l’exécutif issue du récent réaménagement ministériel. Elle tient également compte de l’évolution de la situation sécuritaire, qui génère des besoins supplémentaires en crédits budgétaires au profit des Forces de défense et de sécurité.
La révision intègre par ailleurs les conséquences de la crise au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse du cours du pétrole brut sur le marché international. Elle prend aussi en considération la suppression récente de certains services jusqu’ici rattachés à la Présidence de la République, au Cabinet du Premier ministre et au Secrétariat général du gouvernement, ainsi que le transfert de leurs missions vers certains ministères. Le texte intègre également la mise en œuvre du décret n° 2026-320/PRN/PM du 24 juin 2026 relatif à la tutelle technique de certains projets de développement.
Sur le plan économique, la rectification budgétaire s’accompagne d’une simplification du dispositif fiscal. L’objectif affiché est d’accélérer la relance de l’économie et de soutenir le développement du secteur aurifère, jugé stratégique. Enfin, le budget rectificatif permet de couvrir les besoins supplémentaires exprimés par certaines structures de l’État.
Ce budget révisé traduit donc à la fois des ajustements d’ordre institutionnel, liés à la réorganisation de l’appareil gouvernemental, et des ajustements d’ordre conjoncturel, dictés par la situation sécuritaire régionale et l’évolution des marchés pétroliers internationaux. Il reste équilibré en recettes et en dépenses, conformément aux principes de gestion des finances publiques.

Avec ce nouveau plafond de près de 3 000 milliards de francs CFA, les autorités nigériennes entendent disposer des marges nécessaires pour faire face aux priorités du moment tout en poursuivant les efforts de relance économique et de consolidation institutionnelle.
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