Bama : le pont de la RN9 renaît, deux ans après les inondations
Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a procédé ce 18 août 2026 à Bama, dans la région du Guiriko, à la mise en circulation officielle du nouvel ouvrage de franchissement construit sur la Route nationale 9.
Cette infrastructure définitive remplace un pont métallique provisoire installé après les inondations de juillet 2024, qui avaient gravement endommagé l'ouvrage existant. La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre, secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, ainsi que de la gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté.

L'ouvrage a nécessité un investissement de plus d'un milliard 32 millions de francs CFA, entièrement financé par l'État burkinabè. Salfo Pacéré, ingénieur en génie civil de l'entreprise BTM-SA en charge des travaux, a détaillé les différentes étapes du chantier, qui ont porté notamment sur la réalisation de la déviation temporaire, le démontage de l'ancien pont métallique, la démolition de l'ouvrage endommagé et la réalisation du gros béton. Au total, 1 280 m³ de béton armé et 155 tonnes d'acier ont été mobilisés pour cette reconstruction.
Sur le plan technique, le nouvel ouvrage se présente sous la forme d'un dalot multiple de quatorze cellules, chacune mesurant quatre mètres de largeur sur cinq mètres de hauteur. L'infrastructure se divise en trois modules, dont deux modules latéraux de cinq cellules et un module central de quatre cellules.

Dans son adresse, le ministre Mikaïlou Sidibé a indiqué que cette réalisation concrétise des instructions précises données par le président du Faso pour reconstruire l'ouvrage de façon définitive. Il a rappelé que dès sa prise de fonction, une visite effectuée en mars avait permis de constater que la déviation temporaire présentait des risques de céder à l'arrivée de la saison des pluies, d'où l'instruction d'achever les travaux avant l'installation des pluies. Le ministre a également appelé les usagers à un usage responsable de l'infrastructure et à signaler tout acte susceptible de la dégrader, tandis que des radars seront déployés pour contrôler la vitesse et prévenir les actes de vandalisme.
Au-delà de ce chantier, Mikaïlou Sidibé a souligné que le désenclavement du Burkina Faso demeure un vaste chantier, avec plus de 61 000 kilomètres de réseau routier répertorié à l'échelle nationale un travail désormais porté par l'Agence Faso Mèbo, créée pour multiplier les interventions et moderniser durablement les infrastructures.

Cette mise en circulation vient donc sécuriser durablement le trafic sur un axe jugé stratégique pour les échanges avec le Mali et pour le désenclavement du bassin agricole de Samendéni, Dandé et Kourouma, répondant à une préoccupation exprimée par les populations locales depuis les dégâts de 2024.
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